Brasse ta propre bière chez Pico Mousse !
Boire de la biè
re (avec modération), c’est bien ! Boire sa propre bière, brassée à la force de ses biceps, c’est mieux ! Et bien figure toi que c’est possible depuis peu à Lyon chez Pico’Mousse, la première “pico-brasserie” d’Europe.
J’ai eu la chance de me voir offrir un bon pour aller réaliser mon propre brassin chez ce fameux Pico’Mousse. Ne sachant pas trop à quoi m’attendre, je dois dire que j’ai vraiment été embalé !
Tu l’aura deviné, ce concept s’adresse plutôt à ceux qui aiment la bière (enfin c’est pas obligé mais c’est plus intéressant).Mais attention, je ne te parles pas de la canette de Kro que tu t’enfile pour te rafraîchir en plein été, mais plutôt la bière que tu bois pour essayer d’apprécier les différentes subtilités de cette boisson, au même titre qu’un œnologue. Enfin rassure toi, il n’est pas pour autant nécessaire d’avoir des papilles capables de discerner le cépage et le terroir des houblons. En plus le staff de Pico’Mousse est là pour t’accompagner dans la découverte de ce breuvage (sous ses airs un peu sévère, le gérant de Pico’Mousse est un vrai passionné qui aime parler des richesses de la bière).
L’atelier commence par une partie théorique où l’on apprend comment se déroule le brassage d’une bière. Ce n’est pas l’étape la plus marrante (comme souvent avec la théorie), on ne retient pas tout (c’est long), mais c’est super important (t’as vite fait de rater ta bière si tu suis pas les consignes). Après une bonne heure de blabla, on passe au fun (enfin !). On choisi une recette parmi celles proposées. Oui il y a des recettes, t’y vas pas freestyle, parce que la bière est une science très précise, ça ne s’invente pas, et parce que tu peux avoir confiance car les recettes Pico’Mousse ont été moult fois médaillées aux concours nationaux.
Une fois la partie théorique assimilée et la recette choisie, on passe au brassage en lui même. Et là on comprends très vite pourquoi on nous autorise à venir accompagné de 2 personnes. C’est tout simplement ingérable tout seul (au moins la première fois). On n’est pas trop de 6 bras pour gérer la sélection et la préparation des malts et houblons, la gestion de la cuve, le brassage … et on n’est pas non plus trop de 3 cerveaux pour se rappeler de A à Z les instructions de la partie théorique. Je ne vais pas rentrer dans le détail de la confection, mais disons que c’est à la fois précis, minutieux, chronométré, stressant, chaud, humide, parfumé (notamment lors du houblonnage) mais surtout ça procure une sensation de fierté au fur et à mesure de la réalisation des étapes.
Une fois la bière préparée, on la laisser fermenter pendant 2 semaines dans les frigos de Pico’Mousse puis on revient mettre ses 20 litres en bouteille pour les emmener tout content à la maison où se déroulera une dernière fermentation. L’idéal est d’attendre quelques mois pour apprécier toutes les subtilités du nectar réalisé, car à l’instar du vin, la bière artisanale est “vivante” et son gout évolue au cours du temps (certaines des recettes sont à conserver une dizaine d’années).
Voilà il ne me reste plus qu’à trépigner d’impatience encore quelques temps avant d’entamer ces bouteilles de Porter qui me font de l’oeil tous les jours.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
Pardon pour la piètre qualité des photos, j’avais qu’un iPhone 3GS sous la main.







