Le cinquième principe du manifeste agile

Le manifeste agile est aujourd'hui ancré dans les moeurs, mais il est souvent interprété de façon trop rapide

✏️ Article écrit par Cédric Spalvieri le November 30, 2017

Si vous développez dans un cadre professionnel, il y a de fortes chances que vous ayez déjà rencontré le fameux manifeste agile et ses 4 principes.

  • Individuals and interactions over processes and tools
  • Working software over comprehensive documentation
  • Customer collaboration over contract negotiation
  • Responding to change over following a plan

Bien trop souvent j’ai vu ces principes traduits de la façon suivante :

Au diable la doc/le planning/[insérer un truc contraignant], nous on fait de l’agile.

agile fail

Je caricature un peu, mais on voit aujourd’hui, sous couvert d’agilité, des comportements assez symptomatiques d’un oubli cette petite ligne, écrite juste en dessous des 4 affirmations dans le manifeste :

That is, while there is value in the items on the right, we value the items on the left more.

C’est ce ce que j’appelle le cinquième principe agile.

L’idée derrière le manifeste agile n’est pas de se débarrasser du planning ou de la documentation, mais d’apporter plus d’intelligence et d’humain dans leur utilisation.

Les process, les spécifications et tout un ensemble d’éléments qui apportent de la structure à un projet ne doivent pas prévaloir sur la relation entre les différents acteurs de ce projet. Ces éléments ne doivent pas faire foi s’il mènent à la réalisation d’un logiciel défectueux.

Pour autant, le manifeste agile reconnaît leur valeur, c’est écrit en toute lettre, et se cacher derrière l’agilité pour éviter tout fonctionnement un minimum structuré relève à mon sens plus de l’excuse que d’une volonté de bien faire.

Si toutefois vous tenez quand même à mettre en place une approche “structureless”, je vous recommande le Rapid Application Conception and Heuristic Extreme-programming.