La maîtrise de l'anglais n'est pas une option

✏️ Écrit le - 3 min de lecture

J’ai eu la chance d’avoir sur une bonne partie de ma scolarité d’excellents professeur.e.s d’anglais, à qui je dois aujourd’hui beaucoup. Leur enseignement partait du principe qu’une langue vivante … ça se vit. L’apprentissage était donc énormément axé sur l’expérience de l’anglais, plus que sur la grammaire (qui n’était pas oubliée pour autant).

Grace à cet enseignement, j’ai aujourd’hui un niveau d’anglais plutôt bon. Malheureusement ça n’est pas le cas de tout le monde, et dans le développement, la maitrise de l’anglais n’est pas une option et je me rends de plus en plus compte que sa méconnaissance est un frein sur bien des aspects.

L’auto-formation

Nous avons la chance d’avoir des communautés locales francophones très actives, surtout dans les grandes villes, et je trouve ça génial, c’est une chance inouïe que l’on ne retrouve pas dans d’autres corps de métier. Malheureusement tout le monde n’a pas la possibilité ou l’envie d’assister à des meetups et des conférences.

Il reste la solution des livres et articles de blog, mais il faut reconnaitre qu’une grande majorité des ressources de qualité est écrite en anglais (parfois même par des blogueur·euse·s ou des entreprises françaises). Ça ne pose pas de problèmes pour les articles qui présentent rapidement des concepts, mais la langue de Shakespeare en effraie plus d’un·e lorsqu’il faut lire des contenus longs, qui présentent des concepts complexes ou quand il faut s’attaquer à un livre entier.

Le debug

J’ai vu de trop nombreux·ses développeur·se·s butter sur des problèmes simplement parce qu’ils ne lisaient pas les messages d’erreur.

Pas parce qu’ils ou elles pensaient que ça ne leur servirait pas, mais parce le simple fait de le lire était déjà une difficulté en soit.

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai demandé à des dev de traduire un message d’erreur pour se rendre compte que leur problème serait résolu bien plus vite s’ils ou elles avaient su lire clairement le message écrit noir rouge sur blanc devant leur yeux.

C’est un temps précieux qui est perdu au quotidien, bien plus qu’on ne le pense.

L’écriture d’un code qui se lit

A partir d’un certain niveau, la qualité d’écriture d’un code est fortement liée à sa facilité à être lu.

Même si les éléments de base de la syntaxe sont très simples (if, for, array, …) il y a un moment où l’utilisation du bon ordre des mots, du bon verbe, correctement conjugué apporte plus que de l’élégance au code.

Avec une bonne utilisation de l’anglais on apporte du sens et une plus grande facilité de compréhension. L’utilisation du meilleur nom possible pour les éléments du code (variables, méthodes, ….) en font un élément de documentation.


Ce sont les 3 points principaux que j’ai identifié, mais il y a bien d’autres cas où la maitrise de l’anglais est nécessaire pour le développement (par exemple la contribution à l’Open Source).

Développeurs, développeuses, ne négligez pas votre anglais ! Formez vous, voyagez si vous le pouvez, mais sa maitrise est un facteur essentiel de votre progression.